(R)ACHETE TON TABASCO
Toute la famille Serrut voit désormais la vie en vert et jaune : de vrais brésiliens

Maïssa tout vert revient sur le lac du Sanguinet (Avril 2009)
Jour 0


3 jours de navigation à parcourir le lac de Sanguinet du Nord au Sud et d'Est en Ouest à toutes les allures:
4 à 5 noeuds au près, 6, 5 noeuds au travers et 7, 5 noeuds au grand largue avec une pointe à 7,8. Un peu frustrant de sentir le bateau refusant de planer comme j'apprécie tant avec le 420 avec lequel j'aurais sûrement dépassé les 10 noeuds.

Ca soufflait pas mal , un bon 4 Beaufort établi, le 2eme jour et même davantage le 3 ème jour.
J'ai même essayé avec GV seule sans ris, ça marche pas trop mal. Le bateau n'est pas trop ardent au près.

Bonne nouvelle , cette année la taxe de navigation est gratuite pour les voiliers dépourvus de moteur auxilliaire. Qu'à cela ne tienne, il restera dans le coffre.
Sinon, il y a deux ans, c'était 12 euros pour les voiliers seuls et 15€ avec moteur de moins de 6 cv, cette année, c'est 20€.
Bref , j'ai vite retrouvé mes habitudes de navigateur solitaire avec mon pilote élastique (même sans, ça marche quand même au près) à me balader dans la cabine ou sur la plage avant,
à m'imaginer en pleine mer faire un petit somme dans la couchette au vent.

Jour 1

Traversée du lac de Sanguinet vers port Navarosse, arrêt baignade et exploration du port ou j'ai trouvé un petit bateau intéressant:un Mazuir 510. Ce petit monocoque construit dans les années 70, dériveur intégral, est pourvu de 5 couchettes, (3 dans la pointe avant et 2 sous les bancs de cockpit). Il est assez bon marcheur d'après son propriétaire malgré son air trapu.
Un Mazuir 510, construit entre 1972 et 1980
Arrêt baignade

Puis retour au travers en longeant la côte ouest du lac vers Cazeaux pour finir au portant sous spi.
 
Jour 2
 
Séance photo, pendant la pétole du matin. En attendant que la brise s'installe,on gonfle le pneumatique. L'après midi, plage pour l'équipage et randonnée solitaire autour du lac pour le skipper.
Petite balade vers port Maguide, où je rejoinds le peloton de queue d'une régate. J'évite de les géner et j'essaye encore de comparer les vitesses.

Je me fait gratter par plusieurs bateaux dont un 590 (ça marche bien ces bêtes là) et un sangria qui m'a bien fait marrer quand il a hissé le spi.


Je n'avais jamais vu ça ; il avait attaché la drisse du spi à l'emplacement d'un bras et a finalement laissé tomber le hissage du spi.

Ensuite petite minute de satisfaction, grattage d'un micro challenger, et d'une autre espèce de péniche à quille longue je suppose.

La brise est un peu plus soutenue. Je ne juge franchement pas utile de mettre le spi pour le retour, filant à plus de 6,5 noeuds avec plusieurs accélérations à 7,5 noeuds.
Bref ,c'était un week end retrouvaille du Tabasco,avec la redécouverte des sensations de croisière, et l' envie d'aller plus loin cet été en Bretagne ou dans le Pertuis, J'ai redécouvert les différentes façons de barrer le Tabasco, en le faisant gîter ou contre-gîter, en jouant avec les écoutes de foc ou de GV et plus simplement avec la barre.

Didier (27 avril 2009)